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VOLVO V60 POLESTAR, du bleu pleins les yeux !

 

 

 

 

De nombreuses sportives jalonnent l’histoire de Volvo. On peut citer en exemple la PV 544 S, la  P1800 (1960-73), la 480 Turbo (1988-95) ou encore la fameuse 850 T-5R (1995). Malgré cela, le constructeur suédois n’a jamais eu de département sportif, l’ADN de leurs voitures se tournant plus sur le confort et la sécurité. C’est désormais chose faite avec Polestar, synonyme de sportivité à l’état pur.

Non ! Volvo n’est pas une marque qui fait froid dans le dos, malgré son origine géographique. Bien au contraire, car même si la firme de Göteborg se trouve qualitativement un cran en dessous de Mercedes, ils ne lésinent pas avec le confort et la sécurité. L’ambitieux constructeur souhaiterait mettre fin à la mortalité routière et fait le pari du zéro mort dans leurs voitures d’ici 2020 ! Le rendez-vous est prit dans deux ans. En attendant côté sportivité, il y a du nouveau…

I°/ Des origines de Polestar au rachat par Volvo.

 

Il faut reconnaître qu’hormis quelques versions R, le sport n’a jamais vraiment été le point fort de la marque. Cela change aujourd’hui avec la griffe Polestar, qui a la même vocation que les divisions AMG ou RS chez ses concurrents allemands et français.

La société Polestar est, depuis vingt ans spécialisée dans les voitures de course et les préparations. Depuis toujours, elle engage des Volvo en compétition comme le grand break 850 Super Touring dans le championnat BTCC (championnat britannique des voitures de tourisme) à la fin des années 1990.

Afin d’engager un travail plus étroit entre les deux entreprises, Volvo rachète Polestar en 2015. Cette dernière fait plus qu’apposer son logo bleu sur les carrosseries de chez Volvo puisque le département sport fait un travail bien plus profond. Pour exemple, pas moins de 260 modifications ont été réalisées sur base de V60 T6 R Design AWD de 306 ch.

II°/ Travail effectué par Polestar sur la V60.

 

Afin de passer la puissance du 2-litres 4-cylindres à 367 chevaux, les ingénieurs ont changés les bielles, l’arbre à cames, les filtres et ont greffé un puissant turbo. Pour couronner le tout, la boîte Geartronic de l’auto possède huit courts rapports qui seront fortement appréciés en conduite sportive.

En regardant d’un peu plus près, on s’aperçoit que l’engin reçoit des pièces de qualité issues de la Mégane RS 275 Trophy ou la Lamborghini Aventador, comme par exemple la barre anti-rapprochement que les ingénieurs ont installé ou les quatre amortisseurs Ohlins. Les jantes 20 pouces sont équipés de pneus Michelin Super Sport en 245/35R20 qui abritent de gros disques de freins (rainurés en 371 mm à l’avant) avec étrier à 6 pistons. Rien que cela !

Mais, il est faux de penser que l’emprunte Polestar ne se limite qu’à la mécanique. Car la première chose que l’on remarque chez un véhicule Polestar est la couleur de sa carrosserie : un bleu étincelant si particulier appelé « électrique » qui permet de faire la différence au premier coup d’œil avec une Volvo classique. Ajoutons à cela une double sortie d’échappement ainsi que la modification des boucliers, de la calandre et du becquet dans le seul but d’améliorer l’aérodynamisme. L’intérieur n’est pas en reste avec une finition cuir soignée, des surpiqûres bleues et du carbone.

 

III°/ Des performances honorables pour concurrencer les Allemands.

La première chose qui surprend lorsque l’on prend le volant de la V60 Polestar est la sonorité sportive du moteur. Chose surprenante lorsque l’on sait que Volvo est axée sur le downsizing et qu’il s’agit d’un simple 4-cylindres !

Au final il chante bien, il pousse fort et l’on peut rouler en mode sport. Avec ses 367 chevaux et ses 470 Nm, la V60 est propulsée de 0 à 100 km/h en seulement 4.8 secondes. L’excellente motricité est due à la transmission intégrale mais le rythme soutenu met en lumière le manque de rapidité de la boîte auto en conduite sportive. La suspension reste bonne et sans fermeté excessive, même si la suspension est 80 % plus rigide que sur la R-Design. L’absence d’un amortissement piloté n’est donc pas un problème.

Il est dommage que le train avant manque d’un peu de mordant, chose essentielle pour concurrencer les Allemands. Cependant, cela n’a rien de dramatique lorsque l’on sait que cette V60 atteint les 250 km/h sans stress.

En concurrence directe, la V60 Polestar vient se heurter de plein fouet à l’Audi S4 Avant Quattro (72 200 €) et la Mercedes Classe C break 43 AMG 4Matic (68 000 €), alors que la suédoise se situe à 66 700 €. Si vous pensez que cela reste cher, il faut vous consoler car ce tarif intègre une pléthore d’équipements de série, ce qui n’est pas le cas chez les concurrentes allemandes.

 

IV°/ Conclusion : faire du sport une tradition.

 

Si vous voulez connaître les meilleures armes de la V60 Polestar, sachez qu’il s’agit de sa polyvalence et son tempérament. La performance est respectable mais ne fait pas dans la radicalité. Cependant, Volvo est dans la joie car le sport s’invite dans la gamme avec Polestar qui ne tardera pas à devenir une référence sur le marché des sportives. En attendant la suite, profitons de ce modèle qui nous mettra du bleu plein les yeux !

 

Par Romain Orry, aux manettes de Pleins Phares, tous les 1er vendredi du mois sur Fajet.net

Photos Volvo média

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