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TOP 10, Jean-François fan d’anglaisesi

Je me présente, je m’appelle Jean-François, et, aussi loin que je peux remonter dans ma plus tendre enfance, j’ai toujours aimé la Bagnole.

Mes premiers souvenirs automobiles, sont la Simca 1000 de mon oncle ou la 2CV de mon grand père au bord desquelles, je n’avais même pas cinq ans, je pouvais passer des heures à faire semblant de les conduire. C’est aussi la DS23 d’un grand oncle qui me fascinait à chaque fois qu’il venait nous rendre visite et, qu’il remplaça dès qu’elle fut commercialisée par une CX Pallas flambante !

Les voitures qui me faisaient rêver adolescent étaient les Jaguar. Le mari d’une amie d’enfance à ma mère, pilote de ligne de son état, en a toujours possédé. Lorsque je suis allé chez eux pour la première fois, j’avais à peine douze ans, et que je me suis retrouvé nez à calandre avec une XJ12 série 3, ce fut la révélation !

L’automobile représente pour moi la convivialité, des balades entre amis, la découverte d’endroits improbables.

Pour ce qui ai des projets, j’en ai plein la tête, mais il faut savoir être raisonnable et ne pas trop se disperser : j’ai déjà deux anglaises à m’occuper : Une Bentley Continental R de 97 et une Daimler Six 4.O Litre… D’ailleurs pour info cet exercice fut assez difficile pour moi : dans ma première liste intercontinentale pour cet article, il y avait au moins une bonne grosse douzaine d’anglaises… et rien d’autre…..

Mais, je dirais que dans l’immédiat c’est de remplacer mon daily user.

La voiture de mes rêves ? Une Bentley Continental S1 de 1956 Fastback by HJ Mulliner.

 

TOP EUROPE

Bentley Continental R (1991-2003)

Je pourrais écrire des pages sur cette voiture…Et pour cause…

Ado, j’ai pu l’admirer au salon de Genève en 1991 lors de son lancement. Bien que, pour l’occasion, paré d’un rouge le faisant passer pour la voiture de fonction d’un colonel des pompiers genevois que pour le déplaçoir d’un prince du sang d’un improbable royaume des antipodes, j’ai eu un choc, sa ligne m’a de suite fasciné : le coup de foudre.

Rien à voir avec les berlines SZ (Silver Spirit, Mulsanne) dont il est issu, berlines que j’aime beaucoup au demeurrant.

Lorsque, plus dans les années 90, travaillant sur Monaco, j’ai eu à maintes occasions la possibilité, de le voir in situ dans la rue, de le décortiqué dans ses moindres détails, mon admiration pour le coup de crayon de Graham Hull n’a fait qu’empirer. Ca devenait obsessionnel…

A noté que, d’un point de vue purement généalogique, c’est le dernier rejeton d’une lignée qui a débuté avec la Silver Shadow.

Et puis, c’est encore de la Rolls /Bentley 100% artisanale toujours en partie assemblé dans les locaux de Mulliner Park Ward : seulement à peine plus de 1200 exemplaires en douze années de production.

Mais il n’y a pas que cela. Le V8 6-3/4, fossile vivant des débuts de l’ère du « Motoracé »,gavé par un turbo Garett T4 de camion (si si…) met en général tout le monde d’accord. Excusez du peu, 389CV juste en dessous de 4000 trs et 75 mkg de couple maxi 2000 trs en dessous…

Même s’il a 2,5t d’iron pudding à déplacer, ça vous agglomère la matière cérébrale au fond de la boite crânienne en une sorte de pâte visqueuse sans grande utilité dont le symptôme visible sur vous se résume à un large sourire niais.

Tout cela, biensûr, dans le confort d’un habitacle qui hésite entre le cockpit d’un B52 et le fumoir d’un club londonien. C’est bon ! C’est addictif !

Caterham 165

C’est ce que j’aime chez nos voisins de la perfide Albion, ils sont capables des extrêmes sans pour autant être en contradiction avec eux même.

La 165, c’est l’antithèse du Continental R : on peut la construire soi-même (allez vous construire une Rolls en kit…), cinq fois moins lourde, un longueur totale qui tient presque dans l’empattement de la Bentley, quasiment cinq fois moins puissante et d’une cylindrée dix fois moins importante.

On est à la quintessence de l’objet automobile. Sa ligne d’une simplicité biblique issus des voitures de compétions de trials si chères à Colin Chapman : ses premiers opus avant même la Seven étaient destinés à ce type de compétition. Associée à un châssis issu d’une voiture de course (la Eleven) et étudiée pour qu’elle coute le moins cher possible, on obtient un petit chef de simplicité et d’efficacité.

C’est pour cela que c’est le plus petit modèle de la gamme actuelle qui a mes suffrages car je trouve que c’est celui qui colle le plus aux préceptes originels.

C’est aussi une voiture qui fête cette année ses soixante ans et est toujours en production. A part la Morgan 4/4 et depuis la fin du Defender qui dit mieux ?

FLOP EUROPE

Bentley Bentayaga

Qui amie bien, châtie bien… Alors je préfère taper sur une de mes marques fétiches, mais en ce qui me concerne c’est valable pour la quasi-totalité des SUV.

TOP US

Chrysler 300B 1956

Un coupé comme seuls les américains savent faire, un coupé long, très long, avec un V8 gargantuesque sous le capot. Mais cette voiture cache bien son jeu. Car sous une élégance de gros coupé bourgeois très WASP idéal pour se rendre de l’une à l’autre de ses grandes demeures de la Côte Est, se cache une réelle sportive prête à affronter les pistes rocailleuses de la Panaméricana et qui a fait mordre la poussière à beaucoup de ses concurrentes.

Il faut dire qu’avec le V8 FirePower de 354ci de 355cv… Ca cause dans le poste !…

Mais c’est surtout son élégance qui m’attire chez elle. Des chromes juste ce qu’il faut, presque à contre courant de ce qui pouvait se faire à cette époque chez la concurrence comme Cadillac par exemple.

 Chevrolet 3100 1951

Le pick-up, c’est un des fondamentaux de l’automobile US. On ne peut pas y couper. C’est une sorte de membre de la famille yankee, toujours là, toujours disponible pour vous rendre service.

Pourquoi le 3100 ? Pour sa bonne bouille tout droit sortie d’une BD ou des Studios Disney. Elle participe à l’empathie que ce pick-up génère et sublime cette idée du bon pote ou du frangin qui a toujours le sourire même dans les moments difficiles. C’est aussi les années 50, ce qui nous relie à l’american way of life.

 FLOP US

 

AMC Grimlin

Heu… What the fuck ??? Designers sous LSD?

A faire passer la Pacer du même constructeur pour la Vénus de Milo…

 TOP ASIE

Suzuki Cappucino

A mes yeux la Cappucino est à la MG Midget/Healey Sprite ce que le MX-5 est à la MG B.

J’ai toujours trouvé dommage qu’il n’y ai jamais eu de version conduite à gauche, je pense qu’elle aurait eu son succès, bien plus que la Daihatsu Copen dont j’ai toujours trouvé le style peu lourdingue : elle est où la queue-queue ? Elle est où la tétête ?…

Sa ligne est équilibrée et je trouve que le design du cockpit vieilli plutôt bien.

Son système de hard top est beaucoup plus intelligent que le toit d’un coupé-cabriolet même s’il demande un peu plus de manutention. Il permet de rouler soit en cabrio totalement découvert, soit en targa ou alors en coupé une fois tout en place. J’aime beaucoup et je me demande s’ils ne se sont pas inspirés du système TVR que l’on retrouve entre autre sur la Griffith et la Chimeara.

Elle fait partie de ses voitures dont j’aimerais bien une résurrection.

Nissan 350Z

Il n’est pas évident de choisir dans la série des Datsun/Nissan Z…

Biensûr la Fairlady a une place particulière, mas je pense que, de par ses lignes, le bruit de sonV6 à l’accélération, cette 350Z mérite que l’on s’y attarde et d’un point de vue style, je la préfère nettement à la génération 370.

J’aime tout particulièrement le traitement de la partie arrière qui lui confère un dynamisme certain tout en restant dans une sobriété que la 370 à tendance à perdre : ici pas d’effet inutile, pas d’agressivité gratuit dans le trait. Il y a une forme d’évidence dans les lignes de cette voiture.

C’est celle, à mon avis, dont la philosophie se rapproche le plus de la Fairlady originelle.

Ensuite les envolées de V6 3.5l sont carrément envoutantes, au point de convertir en deux temps trois mouvements n’importe quel détracteur de la production nippone.

FLOP ASIE

 

Nouveau Toyota CH-R

 

Même remarque que pour l’AMC Grimlin… Ils ont des bons dealers dans les centres de design automobile au Japon en ce moment… A vous faire passer la Nissan Cube pour une œuvre de Picasso…

JOKER

 

Maserati Biturbo

Ben voui… Désolé… Mais la Biturbo, je la kiffe depuis que je suis ado !

J’en entends déjà dire « ouaiai… c’est pas une vraie Maserati…Maserati c’est de la voiture de sport ou de grand tourisme de prestige… etc etc… »

Ah bon ? Et dites moi, le SUV qu’ils ont sorti l’année dernière, c’est quoi ? Vous le mettez dans quelle catégorie ? Hum ?

Ligne trop sobre pour une italienne ? C’est ce qui fait son charme : un tempérament de feu sous une petite robe bien sage.

Et puis son intérieur avec le velours plissé… eighties en diable !… J’ai toujours aimé, j’assume !

Alors certes, elle n’est pas fiable, elle a un comportement parfois un peu trop joueur. Mais pour ce qui est de la fiabilité, aujourd’hui les problèmes sont connus et peuvent être fixés.

Ce n’est pas une mauvaise voiture sur le fond comme sur la forme. Elle a été victime des décisions à l’emporte pièce de De Tomaso dans certains choix et d’un manque de mise au point.

Pour ce qui est du comportement, une BMW 323i E21 /E30, celle qui était dans la ligne de mire de la Biturbo, sous la pluie, ce n’est pas vraiment mieux.

Mon modèle préféré, une Biturbo II ou une Biturbo i de 86 avec la sellerie velours biensûr, pour son nouveau bloc de compteurs en arc de cercle qui remplace avantageusement l’énorme parallélépipède noire originel et la fameuse pendule que l’on retrouve toujours dans la production actuelle et dont elle fut la première à en être pourvue.

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