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Retour sur Rétromobile 2019

Voilà quelques semaines que le salon Rétromobile a fermé ses portes et voici notre vision du salon de la Porte de Versailles. Nous avons volontairement attendu que l’agitation et la masse d’informations autour de l’événement retombe pour vous proposer notre point de vue. 

Berliet T100
Cette année, Rétromobile aura été marqué la présence écrasante du Berliet T100 de 1957. Une pièce unique, un événement bien travaillé, un parcours suivi sur les réseaux sociaux … tout a été bien fait pour qu’il soit impossible d’en faire la moindre photo sur le salon, entouré qu’il était ses très nombreux fans. Il a fallu que je m’y précipite un matin avant l’ouverture pour pouvoir l’admirer aisément. 
A côté de ce mastodonte, deux stands au moins faisaient le poids : celui de Citroën, lancée vers la célébration de son centenaire, ainsi que celui de Kidston réunissant de splendides Miura.
Commençons par Citroën et ses concept cars. J’ai ainsi pu découvrir la C10 de 1956 incroyablement moderne pour l’époque. Cette voiture a réellement 60 ans ? Difficile à croire ! Le lien de parenté à la marque des suivants est plus évident. On y retrouve cette différence propre aux Chevrons, comme avec la Camargue de 1972 ou la Karin de 1980, une sorte de Toblerone Minitel roulant.
Citroën Karin
Citroën Camargue
Citroën C10
 
 
Les Miura m’ont fait perdre la vue à plusieurs reprises. Elles étaient toutes plus belles les unes que les autres, chacune se distinguant d’une particularité.
Il y avait ainsi la châssis roulant présenté au salon de Turin de 1965, l’unique roadster de 1968, une P400SV de 1971, une P400SVJ de 1972 à la face avant m’évoquant une GT40.
Et pourtant … pourtant, une autre Miura, solitaire, leur faisait d’ombre. Sur un stand épuré, Lambhorghini présentait le modèle intégralement restauré pour son illustre client, Jean Todt.
Miura P400
Miura Roadster
Miura P400-SVJ-The-Corsican-SVJ-
 
Les différentes époques de la compétition automobile étaient bien couvertes.
On a l’habitude de dire que les pionniers de la course étaient des héros. Ce n’est pas par facilité lorsque l’on contemple la Gladiator 9.4 100HP de 1904.
Gladiator
La Mercedes 6-40-65 Targa Florio de 1923, quant à elle, me fait penser à un avion sans aile. Légère, gracile, aérienne.
La technologie progresse très vite, à l’image de ces Bugatti Type 51 GP de 1931 et Aston Martin Ulster Bertelli de 1934.
Au sortir de la seconde guerre mondiale, la compétition reprend vite ses droits et voit l’arrivée d’un Argentin, une future célébrité. En 1948, Fangio débute en effet en Europe et courre, dès l’année suivante, au volant de cette Maserati 4CLT de 1948.
De cette période, les Italiennes sont mes favorites grâce à un style inimitable, conjuguant férocité et beauté : Lancia D23 Competition Barchetta et Maserati A6CGS Fiandri de 1953, Maserati A6CGS de 1955.
Panhard X86
Si les Français ont abandonné la lutte pour la victoire absolue, ils visent encore la victoire dans les classes secondaires ou à l’indice. Les Bourguignons Pichon-Parat présente ainsi au salon de Paris 1953 la Dolomites, basée sur une Panhard X86.
La décennie suivante voit naître le meilleur de la collaboration italo-anlgaise, l’Aston Martin DB4 GT Zagato, cet exemplaire datant de 1961. Si à cette époque, les Formule 1 ne sont pas encore équipées d’aileron, comme la BRM P578 ex Richie Ginther de 1962, les choses vont vite changer. Explorer des hauts, à l’instar de la McLaren M7C-01 de 1969, pour revenir dès l’année suivante à des tailles plus raisonnables, McLaren M14D. En 1974, l’écurie anglaise emporte son premier titre constructeur ainsi que son premier titre pilote, grâce au duo M23 et Emerson Fittipaldi. 
Rappelons-nous que les pilotes français animaient le paddock à cette période. Notamment Jean-Pierre Jarier qui signe les deux premières pole position de la saison au volant de sa Shadow DN5, en Argentine puis au Brésil. 1976 voit l’arrivée dans le grand bain de la F1 de l’écurie Ligier. Jacques Laffite décroche la pole à Monza et le meilleur tour sur le Fuji Speedway. Il monte également sur le podium à Spa, en Autriche ainsi qu’à Monza. Et en 1977, il remporte son premier Grand Prix en Suède au volant de la Ligier Matra MS76, de son V12 et de ses énormes boudins !
Ce qui nous amène en 1979 et à l’équipe Renault avec sa drôle d’idée de greffer un turbo à son moteur. L’écurie n’aura pas été longue à prouver le bienfait de ce montage, la victoire échouant à la RS10 au Grand Prix de France à Dijon.
 
Pour clore ce chapitre Compétition, conjuguons rallye et centenaire de Citroën avec cette C3 WRC de 2019. Grâce à Sébastien Ogier, l’équipe goûte à nouveau au parfum de la victoire.
C3 WRC
 
Ce fût une belle édition. A mon sens, la nouvelle équipe aux commandes a su casser le ronronnement des années précédentes et insufflé un nouvel élan. Les expositions thématiques étaient nombreuses et tous les goûts étaient représentés (motos, young timers, etc.). Bref, vivement l’année prochaine !
 
P-Y Etienney

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