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Mitsubishi Lancer EVO IX, graine de rallye

La 9éme génération de cette berline pour connaisseur offrait une recette éprouvée sur les précédentes générations : un look de boxeur, de la puissance et quatre roues motrices. J’ai eu la chance de rouler dans cette voiture pendant quelques mois et quelques années plus tard je dois avouer que c’est l’un des objets roulants les plus impressionnants que j’ai testé.  

(Pardon pour les photos de qualités médiocres, mais à l’époque j’étais loin d’imaginer mon avenir)

 

Un peu d’histoire

La Lancer était surtout connu des fan de jeu vidéo comme Granturismo et de rallye, la diffusion arrivera tard en France et les seuls exemplaires que l’on pouvait observer sur nos routes étaient importés par de courageux propriétaires. La Subaru Impreza, la rivale de toujours était la reine des ventes de la catégorie et Mitsubishi dût mettre les bouchées double avec la version VIII pour rattraper la concurrente au moteur boxer.

 

L’Evo IX qui sort en mars 2005 reprend la même recette et la même base du châssis type CT9A, à commencer par les ailes larges et l’aileron très (trop ?) proéminent en fibres de carbone pour un gain de poids. Le capot équipé de sa grosse grille qui permet de laisser respirer le turbo. Les changements sont soft à l’extérieur mais pour le reste le refroidissement se voit augmenté grâce à deux conduits aux extrémités du bouclier avant afin de mener l’air directement à l’intercooler. À l’arrière on retrouve un diffuseur intégré au bouclier qui aide à améliorer la tenue de cap à haute vitesse, ce qui vous arrive facilement mais ça je vais en parler plus bas. Le capot et le pavillon de toit sont en aluminium, la chasse au poids s’opère partout et cela se sent sur la balance. Souvenez-vous, le poids est l’ennemie de la performance…

La caisse se voit rigidifiée grâce à des rivets auto-perforants pour joindre le toit en aluminium à la structure monocoque en acier, le centre de gravité se retrouve abaissé et surtout le poids est diminué de quatre kilos, cela influe sur la rigidité globale de la voiture. 

BBS se voit confié la création de jantes forgées qui permettent de gagner pas moins de 4,4 kg ! Mais c’est une option. 

 

Habitacle

Comme toujours avec les japonaises (les voitures hein !) pas de folie à l’intérieur de l’habitacle, c’est sobre et à la limite ce n’est pas ce que je recherche dans ce genre de voiture. On retrouve la planche de bord des Evo 8, soulignée par un bandeau de carbone. Le volant trois branches en cuir est signé Momo, une prise en main exemplaire qui rassure lorsque le rythme s’accélère. Le pédalier est en alu et les baquets cuir et alcantara sont signés Recaro. Il semble que tous les grands noms du rallyes se sont penchés sur le berceau de la Lancer. En 2018 en aurait ajouté un échappement Akra…

Côté équipement on trouve une climatisation automatique et voilà…

 

Moteur

 Le 2.0 litres 16 soupapes de Mitsubishi, équipé d’un double arbre à cames en tête ne dépasse pas la puissance “officielle” de 280 ch (un accord parait-il), la mienne comptait 304 ch grâce à une peu de sorcelerie. Le couple maxi de 355 Nm à 3500 tr/min offre des perf à tomber, la zone rouge à 7000 est rapidement atteinte quelque soit le rapport. Chaque action sur l’accélérateur se traduit par un catapultage de l’ensemble et la motricité vient en aide à tous moments. Que ce soit sur routes de montagnes où autoroute la Lancer est la reine, chaque trajet devient une spéciale de rallye et personne ne résiste. Que ce soit 2 roues ou 4 roues il est difficile de suivre le rythme de la Lancer EVO IX. La consommation se situe aisément entre 10 et 12 litres car impossible de rouler normalement. 

Sur la neige en mode Snow la Lancer mène également la danse, l’auto est capable de rouler très vite dans la poudreuse sans piéger son conducteur. Une auto prête à tout.

 

La transmission intégrale Mitsubishi, accouplée au système ACD qui permet de choisir le type de revêtement entre Route, Gravier et Neige, via une simple touche sur le tableau de bord permet d’appréhender chaque situation. l’S-AYC (super contrôle actif du lacet), système en liaison avec l’ABS, qui prend en compte l’inclinaison du volant ainsi que l’enclenchement de l’accélérateur pour réguler séparément le couple envoyé aux deux roues arrière et donc permettre un passage de virage encore plus rapide. Grâce à l’ACD lors du freinage la répartition AV/AR est de 50/50 puis dans la phase de virage on se retrouve avec 100% sur le train arrière afin d’améliorer l’agilité de la voiture, une fois le virage passé la répartition revient à 50/50. Au niveau des suspensions, à l’avant on retrouve les triangles aluminium et un essieu multi-bras pour l’arrière, avec une barre antiroulis en complément sur chaque essieu. Pour le freinage on retrouve les étriers Brembo 4 pistons (à l’avant) avec des disques ventilés de 320 mm à l’avant et 300 mm à l’arrière. 

 

Rouler en EVO IX c’est une expérience, les performances de la voiture sont exceptionnels et diablement impressionnantes. A son bord on se transforme vite en pilote de Rallye, les pouces se lèvent très souvent à votre passage et quelques inconscients viennent vous chatouiller. Rester sage à bord de cette voiture est un challenge de chaque jour. Utiliser quotidiennement une EVO IX reste très coûteux, outre le carburant (satané aiguille toujours en bas), l’entretien et les pièces ne sont pas cadeaux. Mais le plaisir au volant de cette niponne vaut bien des sacrifices et ses performances sont dignes de GT bien plus couteuses.

One thought on “Mitsubishi Lancer EVO IX, graine de rallye

  1. Oui en effect je trouve cet article relativement interessant la lancer reste une 4 roue motrice comparer a la subaru sti qui est plus rapide en ligne droite la lancer est imbatable sur la courbe du moins sur https://ukautofr nous avons encore des essais du modeles

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