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La rubrique moto : présentation de Richard

 

Rien de tel qu’une bonne présentation pour se faire connaitre, en ouvrant une rubrique moto je cherchais des gens qui respirent la bécane et se révèlent être de bons “arsouilleurs”, capable de parler de leur dernière virée que de la dernière moto essayée. Un bon arsouilleur capable de conter ses exploits avec toute la mauvaise foi d’un bagnolard, bref j’ai rencontré Richard et il se présente ci-dessous.

 

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Rick fait un blog moto ! Sic

Vieux motard que j’aimais ! La belle quarantaine, que des vraies bécanes entre les cuisses, je ne suis pas un pilote, juste un motard. De ceux qui roulent sous la pluie ou même quand on se les caille sévère. Pas eu des tonnes de meule. Mais des vraies, des bourrues, caractérielles, des qu’on adore détester, et qu’on déteste kiffer. Des qu’on défend bec et ongle face à ses potes, parce qu’on sait qu’au fond, ils ont peut-être pas tort. Mais merde, c’est pas un défaut une meule qui vibre et qui cogne sous 3000tours, ça s’appelle le caractère !

La 1ère, très décriée, issue de l’imagination fertile du désigner sud africain Terblanche à son époque Ducati, elle a presque créé le segment du Trail sportif. La Multistrada 1000, une face avant qui rappelait le spaceship d’Ulysse 31, les 2 guns sous la selle et le monobras oscillant à tomber, un châssis ultra rigide, et un moteur qui cogne, qui vibre mais qui vit ! Pas un moulin à café ! Pas forcément la meilleur moto pour commencer, quoique, elle apprend l’humilité, la prudence, et surtout les trajectoires et la maîtrise du couple ! En plus de 20000 bornes en un peu moins de 3 ans, elle m’a filé une mega banane, quelques frayeurs, et des inimitiés auprès de mes voisins !

Remplacée par un Monster S4, le 1er Monster monté avec un moteur issue d’une Superbike (la 916), plus d’allonge, une position topissime, un look à faire bander un eunuque, une bande son digne du meilleur de Serj Tankian (ouais, j’aime la grosse musique qui tâche !), le ferraillage infernal de l’embrayage à sec pour rythmer les pauses stop et feu rouge, la bécane qui m’a donné le plus d’émotions. Roulant toujours en solo, elle a été torréfiée par mes soins, a coup de belles pièces carbone, d’une paire de guidons bracelets aussi inconfortables qu’indispensables, et du capot de selle, parce que merde, la selle passager du Monster c’est pour mettre un sac polochon, pas un sac de sable. Ça s’apprécie en solo un S4. Ça se partage pas. Ou alors 5′, on la file à un pote pour qu’il vous la rende en pleurant, et qu’il regrette de devoir reposer son cul sur le tromblon qu’il ose appeler une bécane. Le S4, c’est un scalpel qui découpe chaque virage en fine tranche de bonheur.

Échangée contre un Tuono 1000, cette bécane avait l’air d’être 10 ans plus récente alors qu’elle était du même millésime que le S4 (2003). Un cadre alu et un bras oscillant banane de toute beauté, un té de fourche supérieur digne d’une œuvre d’art, c’était objectivement une superbe moto. Le bicylindre Rotax développant 130ch marchait du feu de dieu, et le châssis n’était pas en reste. Quand à l’équipement, notamment la partie tableau de bord, il reléguait la S4 au rang de moto basique. Pour autant, elle n’avait pas la magie du S4. Rien n’y a fait. J’ai pris du plaisir, j’ai roulé vite, et plus facilement qu’avec le S4. Mais il manquait ce petit quelque chose qui fait tant !

Après quelques mois sans moto suite à des problèmes de dos, il était évident qu’il me fallait retrouver une monture. La donne était simple, petit budget, gros couple, et de la place pour une passagère. Craquage complet pour une Ulysses (oui, avec 3 s !). Kezako ? Le trail de chez Buell. Buell, vous savez, ces meules complètement hors norme ! Imaginez le brainstorming sous emphet’ qui a pu conduire à un tel engin ! Moteur HD 1200 (pour le couple, on est servi !), énorme cadre alu qui contient l’essence, énorme bras oscillant qui contient l’huile, énorme fourche, énorme mono-disque avant périmétrique avec étrier 6 pistons, courroie de transmission avec tendeur automatique, échappement et amortisseur arrière sous le moteur, tout dans cette meule sent la conception avec 4g de Jack Daniels dans chaque bras !
Et le pire c’est que ça marche !! Le moulin est tellement coupleux et la moto tellement légère qu’au ralenti, les good vibes font tressauter le bestiau sur sa béquille ! Le cadre est exagérément rigide, l’angle de chasse tellement fermé que la moto est ultra vive voire piègeuse, et la moto tellement courte (même si elle dispose du cadre “allongé” de la marque) que si on roule fort avec une passagère (je comprend même pas qu’on puisse envisager de monter autre chose qu’un membre du sexe féminin à l’arrière d’une moto, mais je m’égare !), la moto devient vite très délicate, le train avant devenant très léger et volage.
Et pourtant, cette meule est vraiment top ! Atypique, fiable, étonnamment rapide (ça bronche pas sur l’angle et c’est super vif !), un pur smile-tool, une banana factory, un truc à avoir roulé au moins une fois dans sa vie !

La dernière en date, vous la découvrirez prochainement dans un essai longue durée qui lui est consacrée, c’est sa majesté GS. La, je dis masterpiece, chef d’œuvre, icône, référence, et tout un tas d’autres conneries de superlatifs qui peuvent lui être attribuée. Mais merde, elles le méritent tous !

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