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Fête des Guinguettes du Plessis-Robinson

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Le Plessis Robinson, dans les Hauts-de-Seine, organisait mi-juin sa traditionnelle fête des guinguettes. De son passé campagnard, cette ville de la banlieue parisienne a su conserver de nombreux parcs, un cadre privilégié par cet évènement.

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Les familles pouvaient trouver des évocations de métiers quasiment disparus (tailleur de pierre, sabotier, etc.). Elles pouvaient également montrer à leurs bambins, ayant grandi dans le béton, ce qu’est une vache, une brebis, une oie grâce aux fermiers ayant amené leur cheptel.

Et pour nous, amateurs de chevaux ? Plein de chevaux vapeurs ! Exposés dans le cadre du Moulin Fidel. Personnellement, je suis amateur de populaires, de sportives des années 60 (ces Lola, Alfa ou autres Ferrari) sans oublier les ancêtres.

Parlons ainsi de ce drôle de zèbre dans sa drôle de tenue devant une drôle de voiture. C’est une Le Zèbre de 1912. La même année sortait cette splendide et imposante Renault type CE, une époque où chacun devait rester à sa place. Ainsi, derrière l’espace exposé à tous les vents du chauffeur, les passagers avaient le loisir de profiter du luxe offert par le carrossier Kellner & Fils. Pour donner quelque instruction au chauffeur, il suffisait de parler dans le cornet disposé sur le tablier central. Il ne restait au brave homme qu’à dompter le moteur 4-cylindres de cinq litres de cylindrée.

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Aux côtés des modèles de cette marque qui a tracé sa route jusqu’à nos jours figuraient les représentants de marques disparues. Comme la belle Donnet Type G qui fût produite dans les usines du Quai de la Jatte.En 1934, l’alsacien Emile Mathis s’associe à Ford, chacun apportant ses compétences pour créer les Matford. Vous noterez sur cet exemplaire les détails valorisant son moteur V8 : grilles de klaxon, mascotte de radiateur, symbole sur le couvre-roue de secours. De quoi se souvenir de ce modèle si peu courant de nos jours.

Autre marque disparue, Chenard et Walcker a remporté la première édition des 24h du Mans en 1923, devant Bentley et Lorraine-Dietrich. Excusez du peu ! Représentée ici par une Aigle 4S de 1935, la marque sera rachetée au sortir de la seconde guerre mondiale par Peugeot, qui commercialisera à son compte l’utilitaire maison, le fameux D3/D4 Nez de cochon.

Si cette période est globalement celle de la reconstruction, elle marque aussi l’amorce de la fin des grands carrosseries françaises. Mais plutôt que de verser une larme d’amertume, admirons ces dignes représentantes d’un savoir-faire incomparable.

La Talbot K78 de 1930 impose sa silhouette remarquable. Elle est pourtant large mais sa fine calandre thermostatique se dresse vers le ciel telle une cathédrale mécanique. Ses vitrages très étroits contribuent à sa présence incomparable.

Hotchkiss était représentée par deux modèles d’avant-guerre, une MonteCarlos S découvrable (déjà vue l’été dernier à la Traversée de Paris) et un cabriolet Biarritz de 1937.

 

 

 

 

Et les motos dans tout ça ? Peu nombreuses, elles étaient intéressantes : Terrot 350 HSST de 1929, Monet-Goyon 350 LS4 de 1934-35 bien coursifiée et tricycle Automouche, Peugeot P135 350 (la petite soeur de la P5155) et CM1 110, SanSouPap…

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Pour parachever ce panorama nous attendaient trois cars de voyage remarquables. Commençons par le plus surprenant, en tout cas pour moi qui n’en avais jamais vu jusque lors : un car Lancia de 1939. Deux Saurer lui tenaient compagnies, l’un vert de 1939, l’autre bleu de 1949.

 

Bref, la fête des guinguettes vaut le déplacement. En plus, les gauffres à l’ancienne sont vraiment bonnes !

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Pierre-Yves Etienney

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