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Essais AMG avec GGE

 

 

Depuis peu, le département performance de Mercedes, AMG est devenu une marque à part entière : Mercedes-AMG.

Ce changement visiblement mineur s’accompagne néanmoins de grandes ambitions de la part de la petite officine, propriété de Mercedes depuis 2005.

Tout d’abord, il y a des modèles exclusifs : après le SLS, marquant les esprits avec ses portières papillons inspirées de l’illustre 300SL, on a vu naître l’AMG GT, puis, récemment, l’AMG GT 4 portes, éloignant petit à petit la marque de son activité historique de préparateur, pour la transformer en un vrai constructeur.

Ensuite, vient l’adaptation du réseau de distribution : en sélectionnant les concessions capables d’offrir au client un service à la hauteur de l’exclusivité des véhicules, AMG souhaite offrir à ces clients une expérience unique et personnalisée. Ainsi, les concessions sélectionnées doivent bien entendu présenter un espace dédié à l’univers AMG, mais aussi des spécialistes dédiés à AMG… ainsi que des petites attentions visant à fédérer les clients autour de l’esprit AMG.

C’est dans ce contexte que le groupe GGE, a été nommé Centre Performance AMG en début d’année. Et, pour fêter cet évènement, la concession des Ulis m’a convié à venir tourner sur le circuit des Ecuyers (en AMG, bien entendu).

Donc, le rendez-vous était donné à la concession GGE des Ulis pour partir en convoi vers le circuit. Les véhicules en présence ?

  • A 45 AMG
  • CLA 45 AMG
  • GLA 45 AMG
  • GLC 43 AMG
  • C 63S AMG
  • S 63 AMG Coupé
  • GLE 63 AMG
  • AMG GT Roadster

Première épreuve : rejoindre le circuit des Ecuyers, à près de 150 Km de la concession.

On y va à bon rythme, dans un concert pétaradant d’échappement… y’a pas à dire, ces AMG font vraiment de beaux bruits. Même les petits 4 cylindres font un bruit sympa.

 

Arrivé sur le circuit, un petit briefing et c’est parti. De mon côté, je ne connaissais pas ce circuit. De ce qu’on m’avait dit, le circuit serait un peu petit pour exploiter des grosses voitures bourrées de chevaux telles que la C 63S… pas grave, l’ayant déjà essayé à Magny-Court il y a quelques temps, je me rabat sur le CLA 45.

J’avais déjà eu la chance d’essayer ce CLA 45 à Magny-Court il y a quelques temps… mais à l’époque, AMG ne tirait « que » 360 chevaux du petit 2 litres Turbo. Aujourd’hui, il en fait 20 de plus, et même si ce n’est pas le jour et la nuit, le gain est sensible (l’exercice du 0 à 100 passant de 4,5 secondes à 4,2 secondes entre les deux générations).

A l’époque, le CLA 45 m’avait légèrement déçu : j’avais trouvé son comportement trop sage par rapport à la dévergondée A 45. Aujourd’hui, ces quelques chevaux en plus lui permettent d’être bien plus amusant à conduire, même si les 4 roues motrices (non permanentes, la puissance n’étant transmise aux roues arrière qu’en cas de besoin) veillent toujours au grain et privilégient la sécurité au fun.

Au bout de quelques tours à apprécier cette boite de vitesse hyper réactive (bien plus que dans mes souvenirs) et à me bercer du bruit de cet échappement, digne d’un concert de Heavy Metal, je repense aux différentes critiques lues/entendues au sujet de ce CLA 45.

Certains lui reprochent son moteur 4 cylindres, manquant soi-disant de noblesse face au 5 cylindres Audi ou au 6 en ligne BMW. De mon côté, plus je tourne, et plus je me dis qu’on s’en fout de la noblesse. Si je veux de la noblesse, je vais essayer une Bentley ou une Aston Martin (au hasard) … mais qu’en mettant 380 chevaux dans une compacte, je ne veux pas de la noblesse : je veux me cracher dans les mains et faire un chrono !!!

Du coup, je laisserais la question de savoir à combien de cylindres commence la noblesse pour la prochaine épreuve du BAC philosophie et me bornerais à dire que ce 4 cylindres n’a pas grand-chose à envier à ses concurrents.

Du coup, même si on se dit parfois que l’échappement en fait un peu trop pour être honnête, on enchaîne les tours avec un énorme sourire aux lèvres.

J’enchaîne les virages et ne peux qu’être admiratif devant le travail d’AMG sur cette transmission intégrale non permanente : à aucun moment on ne sent le transfert de couple entre l’essieu avant et l’essieu arrière, si bien qu’on a l’impression de conduire une 4 roues motrices permanentes !

Et du coup, chacun aura son avis : certains reprocheront un caractère neutre et ennuyeux, mais pour ma part, j’apprécie d’enchaîner quelques tours rapides et propres (oui, car en temps normal, je suis plutôt habitué aux tours lents et sales).

Alors bien entendu, peut-être que si j’avais enchaîné sur la A45, j’aurais retrouvé la petite touche de folie en plus qui me fait préférer cette dernière. Mais sur cet essai, la CLA m’a enchanté. Jamais la tenue de route ne m’a mise en difficulté, jamais le freinage n’a faibli. Un régal.

Après s’être bien défoulés sur circuit, quelques essais routiers.

Là, je retrouve mon CLA 45, mais aussi un GLA 45.

Encore une fois, le CLA me comble !

Son confort sur route ouverte est d’un excellent niveau… tout en retrouvant les qualités déjà ressenties sur circuit.

Après un tel coup de cœur, le passage au GLA 45 est compliqué. En effet, ce GLA se montre nettement moins sportif et agile… les quelques centimètres de garde au sol en plus dénaturent totalement le comportement de la voiture. Bref, n’y allons pas par quatre chemins, même si ce n’est pas un mauvais véhicule, un SUV a bien du mal à offrir des capacités dynamiques comparables à une berline. Du coup, on doit faire avec des compromis en termes d’efficacité et de plaisir de conduire.

On termine la journée par un orage assez impressionnant… qui permettra de terminer la journée sur une piste totalement détrempée. Les AMG 4 roues motrices continueront de tourner, prouvant l’efficacité des systèmes 4-Matic.

Puis, retour à la maison…

Un grand merci à GGE pour cette invitation inattendue, et rendez-vous le plus rapidement possible pour essayer les autres modèles.

 

Loic Pontani

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