Vous êtes ici
Accueil > AUTO > ESSAI : RENAULT KOLEOS 2.0 175 ch X-Tronic Initiale Paris

ESSAI : RENAULT KOLEOS 2.0 175 ch X-Tronic Initiale Paris

 

Van den Acker touch !

 

L’an 2008 marque la première tentative de Renault en matière de 4×4. Et c’est en profitant du savoir-faire de Nissan, le « cousin par alliance », que Renault va concevoir le Koleos dont la plate-forme et la transmission sont directement dérivés du X-Trail. Hélas, le style est critiqué dès son lancement car jugé trop dépassé. Disparu en 2016, Renault tente de refaire une image pour son baroudeur nouvelle génération en le montant en gamme. Et le design de Laurens van den Acker change nettement la donne.


Commercialisation I : 2008-16 – II : 2016…

Design ☻☻☻☻☻ Finition ☻☻☻☻☺

Plaisir de conduite ☻☻☻☻☺ Visibilité ☻☻☻☺☺

Carrosserie SUV 5 places 5 portes 4×2 / 4×4

Bien sûr que l’on pardonne au Losange ses égarements stylistiques ! Car même si la version 2008 du Koleos n’a pas fait l’unanimité, il faut se rappeler que Patrick le Quément a su pendant deux décennies apporter un design à la page, ce qui a engendré de nombreux best-sellers dans la gamme Renault : Clio, Twingo, Mégane, Safrane…

Pourtant, il était l’heure de renouveler en profondeur l’image du constructeur français en apportant un vent de fraîcheur venu tout droit des Pays-Bas. La Clio sera la première à passer sous le crayon de l’équipe de Van Den Acker jusqu’au dernier en date : le Koleos nouvelle génération.

I° Design – Van Den Acker touch !

Au premier abord, c’est une réussite esthétique. Rien à voir avec l’ancien modèle qui a eu le mérite d’avoir été le premier. Cependant, soulignons bien que la version 2008 était fonctionnelle, confortable, silencieuse… Méritait-elle donc ce désintérêt de la part du public ? Rien n’est moins sûr. Afin de faire oublier les déboires de son prédécesseur, le nouveau Koleos monte en gamme, gagne en qualité de fabrication, d’assemblage et de matériaux. Pourtant, le constructeur de Billancourt aurait pu enterrer ce nom à la consonance grecque ; mais peut-être veut-il nous rappeler que dans les échecs naissent les plus grands succès. L’avenir nous le dira avec cette nouvelle mouture. L’identité visuelle de chez Renault est préservée, à tel point qu’on pourrait confondre sa face avant avec celle d’un Espace. Marcherait-il sur ses plates-bandes ? Quoi qu’il en soit, il est très attirant et aimerait sans doute amener la clientèle de chez Audi vers lui tant il en a le profil.

II° Habitacle – Initiale Paris, le luxe à la française.

Initiale Paris est une signature qui ne laisse pas indifférente puisqu’elle est synonyme de luxe, de confort et de sécurité. L’idéal pour parader au festival de Cannes, dont Renault est le partenaire officiel depuis 35 ans ; mais aussi pour tout bon père de famille pouvant acheter un tel véhicule.

Le label haut de gamme tient ses promesses avec un habitacle soigné et bien fini qui mettra le conducteur à l’aise au poste de conduite. Comme dans la plupart des véhicules de haut standing, on retrouve de l’aluminium et du bois, un écran tactile plus grand qui paraît simple d’utilisation, un son Bose irréprochable et de nombreux rangements sous l’accoudoir central. Ajoutez à cela des couleurs d’ambiance nocturne (bleu, rouge…) qui accentue cette sensation agréable de confort. L’instrumentation est lisible et la casquette qui surplombe le tableau de bord en plus d’être stylée, évite les reflets. La sellerie cuir Nappa est réglable électriquement, ce qui permet de trouver rapidement sa position de conduite. La signature Initiale Paris est apposée sur les seuils de porte et derrière les appuie-têtes. A l’arrière, les grands seront bien logés, autant en ce qui concerne la place aux jambes que pour la hauteur du pavillon. Pour terminer, le coffre est vaste et la banquette arrière rabattable en un coup de main avec des poignées dissimilées de chaque côté du coffre, aspect pratique appréciable.

III° Moteur – Pas de downsizing.

Le moteur 2.0 litres 175 ch est accouplé à la boîte auto X-Tronic de chez Nissan. Même si la boîte EDC est plus évoluée, cette transmission m’a parue agréable sur le parcours effectué, surtout dans les embouteillages nancéiens. La marque de Billancourt se démarque par un moteur discret dû à une bonne insonorisation et des vitres feuilletées. Il est cependant surprenant de voir un moteur 2.0 dans la gamme alors que la mode est plutôt au downsizing. Notez également la présence d’un 1.6 dCi 130 dans la gamme.

Côté confort, la suspension est souple, agréable mais plus ferme qu’un Kadjar. Ceci est sans doute dû au poids plus imposant du Koléos et n’impactera pas le plaisir de conduite. En ville, il reste assez facile à conduire avec ses caméras de recul et sa directe douce et précise.

IV° Conclusion – Les Allemands peuvent continuer de trembler !

Il n’y a pas grand chose à reprocher au Koleos si ce n’est sa consommation, son malus de 2 000 € ou le fait qu’il ne soit pas disponible en sept places.

Le style Van den Acker touch est soigné et agréable. La finition, la qualité de fabrication et d’assemblage progressent toujours un peu plus, le confort est sans tâches, les équipements de série sont nombreux. Côté moteur, pas grand chose à ajouter si ce n’est que l’on aimerait avoir un peu plus de chevaux sous la pédale de droite. Concernant sa place dans la gamme Renault, il risque de peiner à trouver sa place entre l’Espace et le Kadjar. Malgré cela, le Koleos réussira à se faire une réputation parmi la concurrence car il dispose de nombreux atouts à ne pas négliger.

 

Romain Orry (Tous les premiers vendredi du mois sur Fajet.net)

 

Laisser un commentaire

Top