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Essai : Nissan Micra 2017 par Romain

 

Il fut un temps, avant l’épopée Micra, où la Cherry dominait le bas de la gamme Nissan-Datsun. Afin de contrer le succès de la Toyota Starlet, le constructeur nippon réfléchit à une nouvelle génération d’automobile capable de rivaliser avec les stars du moment. La première mouture débarque en 1982 – une version qui aujourd’hui nous paraît ultra-anguleuse – et l’évolution au fil des décennies est flagrante, notamment avec l’arrivée de la troisième génération. Tout paraît réussir à la petite citadine, pourtant la déception stylistique apparaît avec la quatrième version qui manque cruellement de personnalité. Mais la suite arrive et le destin veille…

Commercialisation I : 1982-92 – II : 1992-2003 – III : 2002-10 – IV : 2010-17 – V : 2017…

Design ☻☻☻☻☺ Finition ☻☻☻☺☺

Plaisir de conduite ☻☻☻☻☺ Visibilité ☻☻☻☺☺

Carrosserie Berline deux volumes 5 portes

 

I°/ Coup de crayon dynamique pour une révolution stylistique.

Avec cette toute nouvelle venue, fortement inspirée du concept Nissan Sway présentée à Genève en 2015, la petite Nissan se masculinise. Sans aucun doute, nous avons affaire à la plus caractérielle des Micra et son aspect extérieur est flatteur. En effet, dès le premier abord, l’auto nous inspire la confiance avec ses lignes travaillées et sculptées – notamment sur ses flancs – qui nous donnent une impression de robustesse et de sécurité. A voir si ce sentiment se confirmera à son volant. Lorsqu’on la voit de profil, on la sent prête à bondir… Le Lion devrait se méfier ! Les designers ont eu un coup de crayon dynamique, un peu comme une révélation stylistique – pour ne pas dire révolution stylistique ! – par rapport à l’ancienne version, dont elle ne garde que le nom mythique.

Ici, nous avons le choix entre une palette de dix couleurs. Ma préférence se dirige vers les teintes les plus criardes, à commencer par le orange racing qui porte bien son nom puisqu’il donne à cette auto une allure… racée. De plus, si vous ajoutez à cela l’un des packs extérieurs qui vous permettra d’opter pour une personnalisation plus poussée – inserts de couleur sur les jantes, par exemple – le côté racé sera renforcé. Coup de cœur également pour le rouge volcano métallisé. Mais ne vous inquiétez pas si vous êtes attirés par des couleurs plus conventionnelles puisque Nissan propose une série de blanc, de gris ou de noir.

II°/ Une finition soignée.

Dans l’habitacle, le plaisir ne faiblit pas. Mon premier contact avec le haut de gamme Tekna est positif. La sellerie cuir – en option – retient mon attention car le conducteur est bien calé dans les sièges surpiqués. On note également la présence de plastiques mousseux dans la partie haute du tableau de bord. Dans l’ensemble, la finition et l’ergonomie sont correctes. Les grands se sentiront à l’aise au poste de conduite avec des sièges et un volant réglables en hauteur et en profondeur. Par contre, l’arrière leur sera limité par une garde au toit et un espace aux jambes réduits, pourtant au meilleur de la catégorie.

Bref, en voyant la nouvelle Micra, on n’a qu’une seule hâte : celle de se retrouver à son volant. J’accorde un bon point pour le large pare-brise qui nous donne une bonne vision vers l’avant mais cela se complique pour le ¾ arrière. Ceci est dû à cette mode inquiétante qui consiste à réduire les surfaces vitrées pour privilégier le design et donner à la voiture un aspect plus robuste. La Clio est touchée par ce phénomène qui, même avec l’attention du conducteur, peut la rendre dangereuse dans certaines situations. On voit que Nissan est conscient de ce problème et tente de corriger le tir avec le système de surveillance des angles morts. Dommage qu’il ne soit disponible qu’en option sur les finitions N-Connecta et Tekna.

III°/ Un dCi 90 ch d’origine Renault.

Ici équipée du START/STOP avec le démarrage sans clé baptisé “intelligent key”, il faut débrayer puis appuyer sur le bouton, pour la mettre en route : une habitude à prendre et qui déboussole un peu au premier abord. Les premiers tours de roues sont plaisants car la direction est précise, douce et légère ; la commande de boîte agréable. Retenez que l’année 2018 verra l’apparition d’une transmission automatique et d’une version sportive Nismo.

Sur route nationale, le confort est plus ferme qu’une C3 et l’on ressent les inégalités de la route. Il faut pointer du doigt les magnifiques jantes alliage de 17 pouces qui certes, dégradent un peu le confort, mais donnent un style sympa à la voiture. Mon inquiétude se porte sur les petites départementales où je n’ai pas eu l’occasion de l’essayer. Dommage car cela aurait dissipé – ou confirmé – le doute que j’entretiens. Quoi qu’il en soit, il n’y a pas de quoi s’alarmer car nous avons affaire à une auto au comportement digne et sain, conforme à la catégorie. En plus du dCi 90 ch d’origine Renault ici à l’essai, vous pourrez retrouver sous le capot un 1.0 essence de 73 ch et un 0.9 litre turbo essence.

IV°/ Finition Tekna – Une technologie surpassant la Clio.

Côté technologie, elle surpasse la Renault Clio, reine du segment. Ses caméras lui permettent d’avoir une vision à 360° dont une située à l’arrière qui permet de se garer correctement – comme par exemple centrer sa voiture sur une place de parking : une aide à la conduite bienvenue. Egalement disponible, le détecteur de franchissement de ligne qui permet d’alerter le conducteur somnolent en envoyant des vibrations dans le volant, accompagné d’un bip sonore, afin de le faire réagir rapidement en cas de danger. N’oubliez cependant pas d’enclencher la fonction. A cela s’ajoute le freinage d’urgence intelligent AEB avec détection de piéton, la reconnaissance des panneaux de circulation et les feux de route intelligents qui donne l’impression de conduire une automobile de la catégorie supérieure.

A noter la présence du système audio Bose que les musicophiles apprécieront pour une expérience sonore enrichissante, pour une spatialisation du son équilibrée et bien répartie, notamment grâce à l’intégration de deux haut-parleurs dans les appuie-têtes avant, une exclusivité Nissan.

VI°/ Une Micra Made in France.

En conclusion, Nissan montre que pour acheter français, il n’est pas nécessaire d’opter pour l’un de nos constructeurs nationaux – dont certains possèdent des chaînes de montage à l’étranger – mais par exemple pour une voiture d’origine étrangère fabriquée en France, à l’instar de cette auto construite dans l’usine de Flins aux côtés de sa cousine : la Clio. Cette dernière restera sans doute première de son segment mais la Micra est une rivale qu’il faut prendre au sérieux. Pour cela, le losange ne doit pas s’endormir sur ses lauriers face à une concurrence qui affûte ses armes. Quoi qu’il en soit, la Nissan a toutes les chances d’arriver dans le top 10 des meilleures ventes en France dans sa catégorie. C’est tout le mal qu’on peut souhaiter à une voiture qui a reçu cinq étoiles aux crash-tests Euro-NCap.

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Nom du moteur 1.5 dCi 90

Energie Diesel

Architecture 4-cylindres en ligne

Alimentation Turbo

Injection Directe à rampe commune

Cylindrée 1 461 cm3

Puissance réelle maxi 89 ch (66 kW) à 4 000 tr/mn

Couple maxi 220 Nm à 2 000 tr/mn

Alésage/Course (mm) 76 x 80.5

Disposition moteur Transversal avant

Transmission

Boîte de vitesses Mécanique à 5 rapports

Mode de transmission Traction

Technique

Type de châssis Monocoque

Direction assistée Oui

Type de direction A crémaillère

Type d’assistance A assistance variable asservie à la vitesse

Diamètre de braquage 10.0 m

Type de suspension avant McPherson “triangulé”

Type de suspension arrière Essieu de torsion à bras tirés

Consommation

Mixte 3.5 L/100

Rejets de CO2 92 g/km

Tarif

A partir de : 13 590 €

Modèle essayé : 21 590 €

Dimensions

Longueur 4.00 m

Largeur 1.74 m

Hauteur 1.46 m

Poids 1 140 kg

 

Texte Romain Orry que vous retrouvez dans l’émission “Pleins Phares” sur Fajet.net tous les 1ier vendredi du mois http://fajet.net/emi_pleins_phares.php

Photos Nissan

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