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DACIA SANDERO STEPWAY : le plastique, c’est fantastique !

Corvette ZR07, Porsche 911 2.4T Targa 1972, Porsche 991 Targa 4S, Mercedes Classe S500, Ariel Atom, collectors vintage telles des Coccinelle et des MG…

Non il ne s’agit pas de mon garage de rêve (quoique…) mais des autos qui entourent régulièrement mon Karmann Ghia lorsqu’il dort dans son antre douillette.

Plutôt sympa comme endroit, d’autant qu’il est régulièrement le point de rendez-vous des copains qui bien sûr dissertent (digressent même!) sur la grande philosophie automobile.

Tiens la dernière fois justement, il était question des derniers essais effectués : pêle-mêle le dernier coupé Mercedes S500, la Bentley Continentale en prévision, la Tesla Model S et la Seat Leon Cupra.

Jamais à court de blagues idiotes (une de mes spécialités reconnues), je plaçais subtilement que j’adorais mon dernier jouet, parfait outil de déplacement quotidien (ou traine-cul pour les intimes), dont je louais les qualités évidentes.

Oui, tout comme certains se libèrent de leurs chaînes et crient “j’aime la viande!”, à mon tour je m’émancipais et je leur affirmais :

“OUI! J’aime ma Dacia Sandero Stepway!”

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… … … … (silence gêné dans le hangar…) … … … …

Que tout ceux qui n’ont pas encore zappé mon billet lisent la suite, je vais vous confesser honteusement mes petits arguments…

COHERENCE

Le point fort de cette auto, c’est avant tout sa cohérence : elle ne ment pas, ne cherche pas à vous séduire avec de la poudre aux yeux.

Basée sur des éléments Renault éprouvés, elle peut se targuer d’une surprenante fiabilité (sans être parfaite), balayant au passage les a priori, fondés ou pas, que suscite la marque lowcost.

Si la ligne de base n’est pas forcément du goût de tous et n’a jamais obtenu de prix de reine de beauté, la version Stepway se charge de lui donner un peu de sex-appeal grâce à une assiette surélevée et des équipements singeant les tout-terrains. Esbroufe, oui, mais efficace.

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L’intérieur est austère : le règne du plastique, noir, sombre. Certainement pas un plus question joie de vivre, mais là encore tout est cohérent, c’est solide, pratique, ne craint pas les mauvais traitements et se nettoie en un coup d’éponge.

Avouez qu’il aurait été loufoque de proposer l’option Alcantara…

PLAISIR… DE CONDUIRE!

J’enfonce encore le clou (et aggrave mon cas par la même occasion…), j’éprouve du plaisir à son volant! Car oui le contrat est rempli voire dépasse un peu mes espérances.

Sans avoir le grip de mon ex-912 ni le confort d’une limousine, la conduite est plaisante et dynamique, aidée en cela par le diesel DCI qui offre un couple généreux et des reprises toniques, et un châssis neutre qui gomme la réhausse de la caisse et le roulis inhérent, tout en filtrant les irrégularités de la chaussée.

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L’équipement est “généreux” eu égard au prix : lève-vitres électriques, condamnation centralisée, air conditionné, autoradio CD avec commandes au volant, rétroviseurs réglables de l’intérieur… manuellement… tout me rappelle ma bonne vieille Clio 1 RT des 90’s, pour ceux qui ont connu héhé!

La banquette est rabattable 1/3-2/3, les barres de toit en dotation d’origine permettent de fixer n’importe quel équipement de baroudeur, la carrosserie avec ses extensions plastiques semblent moins craindre les éléments extérieurs comme les cailloux ou les branches (on est branchés VTT).

COMPOSER AVEC L’IMPARFAIT

Evidemment, elle souffre de défauts assez flagrants : particulièrement bruyante en diesel, l’insonorisation est faible, pas aidée par des bruits aérodynamiques peu courants aujourd’hui (rétroviseurs, joints de portière remplissant mal leur rôle). Le pare-brise au verre pas exempt d’inclusions et un peu déformé me pose beaucoup d’interrogations…

La boîte de vitesses fait dans le maniement métallique indigne d’une Ferrari de la bonne époque, l’ergonomie est perfectible, les boutons de fonction pas toujours bien placés, il manque certains réglages de sièges.

La consommation est bien évidemment supérieure à celle annoncée : 6.5L en moyenne, en conduite cool, c’est pas énorme dans l’absolu, mais assez loin des autos contemporaines équivalentes. On paye là le prix du lowcost, une technologie un poil dépassée, qui aurait méritée une boîte 6 pour compenser un peu…

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MAUVAISE FOI

Bon dans tout ça, mais qu’est-ce qui me prend de parler d’une auto moderne, low cost de plus, à moi, amateur presque exclusif d’automobile ancienne ? C’est qu’en écrivant cet article je prends conscience d’une chose essentielle concernant cette Sandero : elle me rappelle furieusement une auto pour qui je voue un culte sans faille, la Coccinelle. Alors OK, je veux bien vous concéder un brin de parti pris!

Populaire par nature, bien ancrée dans son époque, répondant à la demande, et faisant une espèce de pied de nez aux détracteurs, elle est totalement en accord avec son concept d’auto basique, essentielle.

Honnête, pas menteuse, fidèle, pas parfaite mais toujours prête à vous rendre service, n’est-ce pas là des qualités qui nous manquent terriblement ces derniers temps?

Texte : Lionel

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