Vous êtes ici
Accueil > ACTU > Chantilly Arts & Elegance Richard Mille, le concours d’état

Chantilly Arts & Elegance Richard Mille, le concours d’état

Le dimanche 30 juin 2019, les pelouses Le Nôtre et le Château de Chantilly offriront un cadre idyllique pour un rassemblement qui, l’espace de quelques heures, deviendra le plus beau des musées automobiles au monde ! Plus de 100 voitures, de différents univers et de toutes époques, seront réunies pour la 5ème édition du Concours de Chantilly Arts & Elegance Richard Mille.

Le concept du Concours d’Etat reste inépuisable : à chaque édition de Chantilly Arts & Elegance Richard Mille, un comité d’experts se réunit pour sortir une liste d’une quinzaine de classes, originales ou inspirées par des anniversaires. Entre autres célébrations pour 2019, citons le centenaire de Bentley et de Ballot, le cinquantenaire de la Porsche 917, ou encore le 110ème anniversaire de Bugatti. Au total, 130 voitures d’exception offriront cette année un large panel de l’histoire de l’automobile de 1913 à 2015, de la Delaunay-Belleville Coupé de Ville à la McLaren 650 S GT3. En voici un bref aperçu avec 11 voitures tirées au hasard…

CLASSE : Ballot, centième anniversaire

VOITURE : Ballot Indianapolis Race Car 5/8 LC (1919) ; châssis 1001

Peu après la création des 500 Miles d’Indianapolis en 1911, les Français partent à la conquête de l’Amérique. Inspiré par les victoires de Peugeot en 1913 et de Delage en 1914, les frères Ernest et Edouard Ballot se lancent dans l’aventure en 1919. Spécialisés dans la fourniture de moteurs pour l’automobile et la marine (d’où l’ancre sur le logo), ils conçoivent pour l’occasion un 8 cylindres de 4,8 litres. René Thomas se classe 11ème au volant du châssis présenté au Concours de Chantilly. Riche de cette expérience, l’équipe reviendra plus forte l’année suivante et terminera 2ème.

CLASSE : Les GT d’endurance à partir de 1994

VOITURE : Mercedes CLK GTR (1997) ; châssis 297397WA000004

Au milieu des années 1990, plusieurs constructeurs se lancent dans une course à l’armement, en contournant allégrement le règlement GT pour tenter de viser la victoire au classement général des 24 Heures du Mans. La Mercedes CLK GTR est la parfaite illustration de cette dérive règlementaire. Conçue – pour la route ! – autour d’un châssis monocoque carbone et équipée d’un V12 de 6,9 litres, elle est en mesure d’abattre le 0 à 100 km/h en 3,4 secondes et d’atteindre les 340 km/h en pointe. Victorieuse du championnat FIA GT en 1997 et 1998, elle échouera au Mans.

CLASSE : Les Aston Martin de course (après-guerre)

VOITURE : Martin DBR1 (1959) ; châssis DBR1/5

Voici l’une des automobiles britannique les plus célèbres de tous les temps ! Sortie en 1956, elle se caractérise notamment par ses aérations triangulaires sur les flancs qui deviendront l’une des signatures stylistiques majeures de la marque. Aux mains de quelques-uns des meilleurs pilotes du moment (Jack Brabham, Tony Brooks, Jim Clark, Stirling Moss), elle gagne partout, y compris au Mans en 1959 avec Roy Salvadori et Carroll Shelby. Quant au châssis présenté à Chantilly, il est le seul construit pour une écurie privée, celle de Peter Whitehead.

CLASSE : Les Bentley d’Avant-Guerre – voitures ouvertes

VOITURE : Bentley Speed Six “Old No. 3” (1930) ; châssis HM2869

Née en 1928, la Bentley Speed 6 est une version sportive de la 6,5 litres apparue deux ans plus tôt. Ce modèle parachève la domination de Bentley dans la première décennie d’existence des 24 Heures du Mans, avec deux victoires consécutives en 1929 et 1930. C’est l’apogée des “Bentley Boys”, ces Britanniques fortunés qui raflent tout à cette époque. Le châssis présenté à Chantilly est le troisième et dernier construit pour l’écurie d’usine. Plus connu aujourd’hui sous la dénomination “Old No. 3”, il n’a pas vu l’arrivée des 24 Heures du Mans 1930 suite à un accident.

CLASSE : Les créations de Marcello Gandini

VOITURE : Lamborghini Miura P400 S (1969) ; châssis 4127

Né à Turin en 1938, Marcello Gandini a dessiné quelques-unes des plus belles automobiles italiennes à partir de la moitié des années soixante. Resté longtemps au poste de designer en chef chez Bertone, on lui doit notamment la célèbre Lamborghini Miura que beaucoup considèrent comme la première supercar de l’histoire, avec un moteur placé en position centrale arrière et un V12 de 3,9 litres orienté de manière transversale. La version “S” présentée à Chantilly est une évolution bénéficiant d’un moteur porté à une puissance de 370 cv.

CLASSE : Les Porsche 917

VOITURE : Porsche 917 (1971) ; châssis 917-030

Cette voiture est particulière à plus d’un titre. D’abord, c’est la première automobile de course au monde équipée d’un ABS, système qui toutefois ne convainc pas l’équipage Marko-Larrousse aux 1 000 km de Zeltweg 1971. La suite est plus surprenante encore. En 1975, le comte Gregorio Rossi di Montelera, propriétaire d’une fameuse marque d’apéritif, fait modifier le prototype (silencieux d’échappement, feux de signalisation, sièges en cuir) et parvient à obtenir un certificat d’immatriculation dans l’état américain de l’Alabama !

CLASSE : Les Iso Rivolta

VOITURE : Iso A3/C Grifo (1964) ; châssis I-3507

Fabricant d’appareils électro-ménagers, de motocyclettes, puis de voiturette (Isetta), la marque Iso Rivolta se lance dans la construction d’une automobile sportive en 1962 avec la GT 300. Son succès encourage les dirigeants de la marque à élever encore leur niveau de jeu pour concurrencer Ferrari. Rien n’est laissé au hasard, le développement du modèle est confié à Giotto Bizzarrini, le père de la Ferrari 250 GTO ! Différence notable avec sa rivale italienne, la voiture est propulsée par un V8 Chevrolet. Seule une poignée d’A3/C sera produite.

CLASSE : Les sportives japonaises

VOITURE : Toyota 2000 GT (1969) ; châssis 1207

Une fois dans son histoire, James Bond a eu l’occasion de s’installer dans une Toyota : la mythique 2000 GT, produite de 1967 à 1970. Et pour cause, cette automobile très moderne regroupe toutes les technologies de pointe du moment : c’est la première voiture japonaise de série équipée de quatre freins à disques, de quatre suspensions indépendantes, ainsi que d’une direction à crémaillère. Du fait du nombre restreint d’exemplaires fabriqués (351), elle n’a été exportée qu’au compte-gouttes (seulement 25 en Europe), ce qui en fait une voiture rare.

CLASSE : Les Voisin à carrosserie Voisin

VOITURE : Avions-Voisin C25 Aérodyne (1935) ; châssis 50010

Salon de Paris 1934 : la foule se presse pour admirer la Traction. Un artisan-constructeur parvient toutefois à se distinguer : Gabriel Voisin. À l’inverse d’André Citroën, il n’a jamais produit de voitures en grande série. La C25 Aerodyne fait plutôt dans la haute couture, à l’image du toit ouvrant coulissant actionné par un moteur. Il ne livre pas son châssis aux carrossiers (sauf rares exceptions), mais dessine l’ensemble car, en ancien aviateur, il se passionne pour les questions d’aérodynamisme. La C25 Aérodyne ne sera fabriquée qu’en sept exemplaires.

CLASSE : Les McLaren de course

VOITURE : McLaren MP4/4 (1988) ; châssis ex-Senna

En dépit d’une livraison tardive – le dernier jour des tests d’intersaison – la McLaren MP4/4 écrase la concurrence en 1988. Elle marque aussi le début de la rivalité Prost-Senna. Reconnaissable à sa silhouette ultra plate et à sa position de pilotage très basse, la monoplace dessinée par Gordon Murray et Steve Nichols tire sa force d’une exceptionnelle efficacité aérodynamique et d’un redoutable moteur V6 turbo Honda. Avec 15 victoires en 16 Grand Prix, elle demeure encore aujourd’hui la monoplace la plus dominatrice de toute l’histoire de la Formule 1.

CLASSE : Les voitures du Salon de Paris au Grand Palais, jusqu’à 1961

VOITURE : Talbot-Lago T26 Grand Sport Coupe (1948) ; châssis 110103

Sorti de chez Talbot-Lago en octobre 1948, il s’agit du seul châssis livré nu à Figoni & Falaschi. C’est aussi la seule voiture “en forme de goutte d’eau” réalisée par le carrossier français après-guerre. Présentée au Mondial de l’Automobile 1949, cette voiture aux lignes sophistiquées et courbées est l’une des dernières grandes carrosseries françaises de l’après-guerre. Pour l’anecdote, son premier propriétaire, un industriel, était surnommé le “roi de la fermeture éclair”… Un secteur d’activité que rappelle la crémaillère visible sur le capot avant !

 

Crédits photos Peter Auto

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Top