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Essai : BMW 735 i e32, avaleuse de kilomètres des 80’s

Luxe et plaisir, voilà comment résumer cette berline ex-reine du bitume dans les années 80, celle qui équipait les grands de ce monde, les présidents, les méchants au cinéma ou tout simplement ceux qui en avaient les moyens, cette grande bavaroise équipée de ce moteur 3,5 est la plus intéressante de la gamme. 

Présentée en 1986 la BMW Série 7 E32 permet à la marque de hisser sa réputation dans le segment des berlines du luxe. Elle devient alors une réelle concurrente pour la Mercedes-Benz Classe S alors que la précédente génération n’était pas parvenue à le faire. Avec une ligne mêlant habilement modernisme et tradition cette grande berline offre à son conducteur une conduite dynamique. Grande nouveauté, elle inaugure également le moteur douze cylindres sur la 750 i que sa rivale ne propose pas encore. 

 

A la sortie de la BMW série 7 E32 on donc avait le choix entre 3 motorisations,  la 730i avec 197 ch, une puissance un peu juste pour son poids de 1,6 tonne, la 750 i   équipée du moteur V12, donc facilement un gouffre en entretien et la 735i avec sa puissance  de 220 ch, l’idéal en quelques sortes qui offre un couple de 31,5 mkg et abat le 0 à 100 en 9 secondes.

Pour bien tester la conduite et le confort de ce salon roulant des années 80 je suis parti de Cannes pour lui offrir 900 kilomètres sur ses terres de prédilections, nationales et autoroutes.

Les premiers tours de roues permettent de prendre facilement en main la voiture, au niveau du gabarit et des commandes, j’ai eu plusieurs BMW donc je me sens dans mon élément (e36 318 i, e38 750 IL, e34 525 i), la douceur du moteur qui tourne comme une horloge malgré ses presque 30 ans et 275 000 kms m’étonne toujours mais ne me surprend pas, une allemande c’est comme ça. Les sièges restent extrêmement confortables et fermes, le cuir est de qualité et ne souffre que d’une très légère usure à faire pâlir de nombreux constructeurs, on retrouve cette qualité dans les Jaguar de l’époque d’ailleurs. On ne lésinait pas sur l’épaisseur du cuir et il y en avait PARTOUT sur le fauteuil, en dessous, sur les côtés…

Cette voiture se mène du bout des doigts et la boite de vitesse répond avec douceur et précision. Une petite montée dans les tours pour faire rager le 6 cylindres vous propulse à une époque où les berlines roulaient à l’essence et les SUV n’étaient qu’un projet chez les constructeurs. L’amortissement est un parfait mélange de douceur et de fermeté, et permet rouler en tout confort pendant de nombreux kilomètres. Une fois calé à 130 kmh, mais rassurez-vous en Allemagne elle prend encore ses 220 compteur sans se faire prier, la consommation devient raisonnable en passant sous la barre des 10 litres. Dans la circulation la 735 fait tourner les têtes des nostalgiques de ces années où l’allure sur nos route était bien plus rapide et la file de gauche quasiment réservée aux berlines allemandes qui croisaient à 160 kmh. Enfant je me souviens avoir rêver devant toutes ses automobiles qui faisaient régner leur loi. Les kilomètres s’accumulent et le confort demeure, le bruit est mesuré à l’intérieur, un vrai cocon. L’ordinateur de bord permet de mesurer sa consommation, son trajet, sa moyenne, bref les prémices de l’électronique d’aujourd’hui. Dans mon modèle tout fonctionne.   

Le 3,5 ne prend pas énormément de place, j’aurais pu vous faire le test de la pièce sur le moteur tant il est équilibré, une horloge Suisse déguisé en moteur !!  

Mon modèle porte une robe peu commune nommée Bronzitbeige-metallic, avec son intérieur beige l’ensemble est élégant.

 

La 735 i permettait à l’époque de tutoyer les 230 kmh compteur soit 227 kmh réels, la file de gauche était son terrain de prédilection mais avec sa direction douce et maniable elle ne rechignait pas à défiler en ville. 

L’ordinateur de bord, extrêmement rare en 1988

 

La climatisation fonctionne avec efficacité, un luxe à cette époque sauf sur certaines allemandes.

 

Bois clair et cuir beige, un intérieur magnifique dans lequel on se sent bien, même après 500 kilomètres.

Sièges électriques à mémoire, un must à l’époque.

 

 

 

 

 

 

Une voiture, belle, élégante qui m’a tant fait rêver, idéale pour les sorties et rassemblements et capable de m’emmener n’importe où en mêlant confort et performances. 

 

Fiche technique

Poids, dimensions et capacités

Poids: 1 590 kg
Longueur: 491 cm
Largeur: 184 cm
Hauteur: 140 cm
Empattement : 283 cm
Réservoir : 90 litres

 

Châssis – Carrosserie

Carrosseries: Berline
Direction: Boîtier
Suspensions: Ressorts hélicoïdaux AV et AR
Freins: Disques ventilés AV et  disques AR
Pneumatiques: 225/60 VR 15

 

Performances

Vitesse maxi: 227 km/h
Accélérations:  
1000 m départ arrêté:  29 s
0 à 100 km/h  9,1 s

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