Vous êtes ici
Accueil > AUTO > BENTLEY BENTAYGA V8 Diesel, mastodonte à mazout

BENTLEY BENTAYGA V8 Diesel, mastodonte à mazout

 

 

Certains diront qu’il est gros et moche, d’autres qu’il ne faut pas juger par le physique. Ces derniers ont raison ! Car ce SUV éblouira tout le monde tant par ses performances « camionesques » que par son concentré de luxe.  De quoi clouer tous les concurrents – même  germaniques – sur place.

 

 

2016 est l’année qui reste dans les annales de la marque Bentley puisque le constructeur anglais sort le premier SUV qui fait tout dans la démesure, et ceci en distançant la concurrence. Désormais, il est assuré que Porsche, Maserati et Jaguar ont un concurrent… de poids !

Lorsque l’on soulève le capot moteur, on admire le 4.0 V8… en version Diesel ! Et oui, je sais que les puristes risquent de crier au scandale. Quoi qu’il en soit,  cette motorisation facilitera son entrée en Europe puisqu’elle se présente plus accessible. De plus, de nombreux éléments ont été pioché dans la banque d’organe du groupe Volkswagen – Bentley fait partie de toute la smala de Wolfsburg.  Pour cela, quoi de mieux que le plus respectable des TDi qui équipe également l’Audi SQ7 ? Sans aucun doute, le 4.0 V8 a trouvé sa place.

 

Afin de continuer dans la démesure, Bentley annonce un couple « camionesque » de… 900 Nm dès 1 000 tr/mn ! De quoi clouer Porche sur place… Il est en partie dû au double turbo et au compresseur électrique qui agit dès les plus bas régimes. Cependant, sachez que cette performance a un équivalent en motorisation essence qui s’appelle W12. Les conséquences ne se font pas attendre puisque ce couple fait décoller le Bentayga – le 0 à 100 km/h – en seulement 4.8 secondes. Ce qui est assez impressionnant lorsque l’on connait le poids de ce mastodonte de la route : 2 506 kg ! Mais ne vous affolez pas puisque la puissance est maîtrisée, ce qui profère un sentiment de sécurité honorable.

Sachez que malgré ses 2.5 tonnes sur la balance, le SUV de Bentley peut s’adapter au profil du conducteur : coulé ou sportif. Gardez cependant à l’esprit que dans le dernier cas, le véhicule répondra aisément à la pression de la pédale de droite mais que le poids et le centre de gravité élevé le pousseront dans les virages vers l’extérieur. Ceci est également valable en position sport avec le raffermissement des suspensions.

Au chapitre de la consommation, les 900 kilomètres d’autonomie à vitesse constante seront une agréable surprise. Celle-ci restera maîtrisée si vous ne succombez pas à la tentation de la pédale de droite. Dans ce cas, le SUV brûlera 9.0 litres/100 sur un parcours mixte. Alors, vous ne pourrez que saluer les efforts entrepris par la firme anglaise en ce qui concerne la sobriété du Bentayga Diesel. Rien à voir sur ce chapitre avec la motorisation W12.

 

Enfin, l’utilisateur sera ravi par les sorties hors asphalte car le véhicule possède d’indéniables qualités de franchissement. La recette pour absorber les irrégularités des chemins de terre réside en l’adoption de la suspension pneumatique à hauteur variable qui fait des miracles ! Seuls les pneumatiques trouveront leurs limites sur terrain glissant car ceux-ci sont plutôt adaptés au bitume.

Pour finir, voici quelques chiffres affolants : 5.13 m de long, moteur essence 6.0 W12 de 608 ch, 301 km/h, 217 300 € en prix d’accès pour la motorisation essence.

Si vous avez plus de 200 000 € à dépenser – sans oublier les frais d’entretien périodique, – je vous conseille fortement le Bentley Bentayga V8 Diesel. Sinon, la Renault Twingo est aussi sympa !

 

Par Romain Orry, aux manette de l’émission “Pleins Phares” sur Fajet.net tous les premiers vendredi du mois à 17H. 

 

Crédits photos Bentley

Laisser un commentaire

Top