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AUTOMEDON 2018, un salon très US

 

Le salon Automédon, au Bourget en région parisienne, c’est un peu l’Amérique. Une incroyable diversité, un nombre incroyable de voitures et motos, un parking visiteurs qui se renouvelle en permanence de manière incroyable, une météo incroyable … Comme tout cela est vraiment incroyable, je vous propose d’en prendre plein les yeux en nous intéressant aux modèles américains. Ce bref reportage n’a aucune prétention d’exhaustivité. Il s’agit juste des voitures, qui m’ont attiré, tant que je n’en ai eu la force !
 
Les rares modèles d’avant-guerre présents illustrent néanmoins l’évolution aérodynamique de l’automobile. Sur cette Ford A de de 1928, la caisse est encore très carrée, les éléments rapportés sur la carrosserie. La décennie suivant voit les lignes s’arrondir, la voiture devenir un tout. Sur la Chevrolet Master de 1938, ailes et calandre s’arrondissent tandis que la Plymouth P7 de l’année suivante va encore plus loin, avec des phares englobés dans les ailes avant. A la même époque, vous aurez en tête la ligne Fuseau Sochaux de Peugeot.

Durant la seconde guerre mondiale, les constructeurs ralentissent voire stoppent leur production automobile pour se consacrer à l’effort de guerre. Au sortir du conflit, les nouveaux modèles sont encore très proches de la décennie précédente, à l’instar de Plymouth Special de Luxe.

Mais, très rapidement, demande des consommateurs et offre des constructeurs vont très vite se retrouver. La surenchère va débuter, offrant toujours plus de centimètres, de cylindrée, de chrome, d’équipement. Et les lignes vont copier celles de l’aéronautique toute puissante : tuyères, ailerons, viseurs … comme un avion sans aile.Cela se conjugue également au style ponton, qui voit les ailes avant et arrière intégrer la carrosserie. 
Cette Cadillac Serie 62 s’orne d’ailerons encore discrets alors que la Chrysler New Yorker affiche toujours une certaine sobriété. Cette Buick Special s’affiche avec sa calandre caractéristique, dite à fanons. Bref, comme une baleine. La génération suivante, 1954-58, l’abandonne mais la remplace par les non moins fameux butoirs de parechoc.

 

Les flancs arborent des lignes de plus en plus travaillés, à grand renfort de chrome comme sur cette Chevrolet BelAir de 1956. Vous vous rappelez les discrets ailerons de la Cadillac précédente ? Sa fille de 1957 a bien grandi ! Pour ma part, de plein arrière, échappements et feux arrière ont un petit air du visage du tableau de Munch (ou du masque de Scream pour les cinéphiles).

 
Cette Pontiac Starchief de 1957 affiche encore une certaine retenue (si si) et, surtout, une teinte verte qui lui va à ravir. Mais cette fin de décennie voit les frontières du style repoussées. Y aura-t-il une limite ?
L’Oldsmobile 98 de 1958 étale sur 5.50m de long et 2m de large une débauche de chrome, de peinture mauve, de détails incroyables. C’est vraiment l’image de mon Amérique automobile.
 

A cette époque, les modèles sont profondément renouvelés chaque année. Ainsi, le modèle 1959 de la série 88 du même constructeur présente une carrosserie remise à jour. J’adore toujours autant ! D’autant plus que cette Dynamic 88 est le modèle d’entrée-de-gamme.

 
1959 aura été marqué par l’exubérance des Cadillac. Les lignes vont alors redevenir droites, s’adoucir quelque peu. Illustrons cette décennie naissante par un modèle en fin de vie, la Nash Metropolitan. Avec ce modèle lancé en 1953, la marque n’a pas suivi le bigger-is-better, se contentant d’une voiture de seulement 3.80m motorisée par des petits 4-cylindres. La marque va alors s’éteindre progressivement, jusqu’à sa disparition.

Les trois grands, et leurs diverses marques, ne vont pas connaître ces affres. La Chevrolet Impala de 1960 affichent encore des ailes de mouette prononcées mais ces gimmicks vont disparaître du paysage automobile. La Chevrolet Chevelle de 1964 y va d’une carrosserie très pure, rehaussée ici d’une superbe et agressive teinte orange. Sortant des sentiers battus, Studebaker propose de 1963 à 1966 un véhicule de loisir. Basée sur la berline LArk, la Wagonair peut accueillir de cinq à huit passagers selon les options, la cellule arrière se découvrir avec le toit coulissant vers l’avant.

Un temps concurrente de la Mustang, la Chevrolet Thunderbird se réoriente pour devenir un personnal car. De plein arrière, ce modèle de 1965 ressemble à un vaisseau. Rappelons que la conquête spatiale bat son plein, que l’homme n’a pas encore marché sur la lune. A part Tintin évidemment.

 
Pour finir, mon Amérique automobile, ce sont les hot rod.
Lookés, vitaminés, différents, je les ai toujours adorés. Alors, allons y en beauté avec ces deux Ford.

Pierre-Yves Etienney

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