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LANCIA BETA HPE : PRISE DE CONTACT

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Hier soir l’ambiance était plutôt à la glandouille caractérisée, les vacances de fin d’année approchant j’ai décidé de relâcher un peu la pression histoire de finir une année 2015 qui ne fut pas de tout repos mes chers lecteurs, n’est-ce pas?…

Alors après avoir fini un croquis de logo pour la prochaine édition du rallye que mes amis et moi organisons chaque année (je vous en reparlerai), je me collais devant la télé en mode « cerveau dans la boite à gant » et regardais un peu les programmes disponibles. Il y a beau avoir avoir une bonne centaine de chaines on ne peut pas dire que l’amateur de qualité soit pleinement rassasié…

Bref je vis qu’une nouvelle série française débutait sur la première chaine. Pas adepte de TF1, mais pas du tout, la curiosité aidant je zappais sur « CONTACT », patronyme de ce nouveau feuilleton que je vous conseille vivement, la réalisation est propre, le jeu des acteurs est efficace, et la bande son est à l’avenant!

Mon regard de fin limier fut rapidement attiré par le carrosse du « héros » dont j’aperçu en premier lieu l’intérieur que je reconnaissais immédiatement, étant celui d’une auto faisant partie de mon « dream garage » depuis un long moment : la Lancia BETA HPE

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SAUVE QUI PEUT !

On l’a tendance à l’oublier dans notre beau pays, mais Lancia a souvent été une marque innovante (inventant par exemple la première caisse autoporteuse sur son modèle Augusta) et sportive, les Fulvia Coupé remportant beaucoup de succès en rallye notamment.

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Augusta
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Fulvia Coupé

Toutefois, à la fin des années 60, la marque est moribonde. FIAT est devenu le propriétaire et applique ses méthodes de rationalisation. Le temps presse, les comptes sont au plus mal, et seulement 2 ans seront nécessaires pour présenter une nouvelle berline en 1972 : la BETA.

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Berline Beta

Quelconque au niveau du style, la réussite commerciale n’atteint pas les espérances, malgré là encore un contenu technologique rare pour l’époque (4 freins à disques, boite 5, suspension indépendante, carrosserie à déformation programmée).

Mais Lancia ne se contente pas d’une seule gamme et présente dès 1973 les dérivés basés sur l’excellent châssis de la berline : d’abord le Coupé et sa variante Spyder, puis l’élégant break de chasse HPE, et enfin la fabuleuse Monte Carlo.

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Beta Coupé
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Beta Spyder
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Beta Monte Carlo

LA CLASSE BREAK

La première chose qui attire l’oeil quand on observe la Beta HPE, c’est ce profil atypique, mélange de Coupé et de Break. D’une formule plutôt incongrue à priori, Pininfarina a su signer une ligne parfaitement équilibrée, mélangeant classe, sportivité et exclusivité. Pourtant, l’empattement est le même que celui de la berline, et l’avant est celui du coupé! M’est d’avis qu’il s’agit là du meilleur dessin de la gamme, non?

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Beta HPE

L’intérieur est à l’avenant et présente là aussi une configuration alléchante : 4 places et une magnifique banquette arrière creusée pour les deux passagers, elle est de plus rabattable pour profiter pleinement du volume dégagé par le hayon. Le tableau de bord est celui du Coupé, témoignant davantage du positionnement sportif de l’auto.

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Justement, le sport n’a pas été oublié et d’emblée l’auto est dotée de moteurs au fort caractère : s’il s’agit de blocs FIAT (ce qui fit hurler les puristes), leur origine est noble puisque conçus par l’ingénieur Aurelio Lampredi, auteur notamment de certains V12 Ferrari, excusez du peu! Le choix est large : 1.6L de 100ch, 1.8L de 110ch, 2.0L 119/122/135ch (compresseur Volumex).

La Beta HPE pu d’ailleurs acquérir ses lettres de noblesse en remportant le groupe N au rallye de Monte Carlo 1983!

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LA QUETE DU GRAAL

Voilà, si comme moi vous êtes foutus et voulez vous mettre à la recherche d’un exemplaire, vous devrez vous armer de patience : l’offre est maigre, voir inexistante. Toutefois, quelques exemplaires apparaissent de temps à autre dans les petites annonces générales ou spécialisées, mais encore faut-il trouver un spécimen sain : en effet, l’autodestruction corrosive n’est pas une légende sur les italiennes de l’époque et la HPE n’échappe pas à la règle. Ajoutez à cela que Lancia n’a jamais eu les faveurs des automobilistes français, vous comprendrez aisément que la quête du Graal vous guette, n’hésitez donc pas à élargir votre champs d’action.

Globalement l’auto est solide, les moteurs peuvent atteindre de forts kilométrages s’ils sont bien traités (révisions rigoureuses, respect des temps de chauffe), la boite de vitesse n’a pas de faiblesses connues. Il faut surveiller les roulements de roues, l’électricité (corrosion des masses, un classique italien!), et certaines pièces se font rares, notamment pour l’intérieur qui ne brillait pas par sa finition.

Rien de rédhibitoire cependant, et pour le prix d’une banale auto d’occasion (attention, les prix montent!), vous pourrez vous targuer de rouler dans une auto que votre voisin ne reconnaitra pas, tout en vous permettant de trimballer votre petite famille chez IKEA et rentrer avec l’armoire du petit dernier sans louer une camionnette.

Merci à ces différents sites, sources d’informations précieuses sur une auto que j’apprécie tout en ignorant son histoire :

L’Automobile Sportive : http://www.automobile-sportive.com/guide/lancia/betahpe.php

L’excellent Car Catalog : http://leroux.andre.free.fr/sw5g.htm

Le club des fans de la BETA : http://www.italian-cars-club.com/Squadra-Beta/Accueil.htm

Et puisque l’on parle de série française, je vous parlerai bientôt d’une SAAB cabriolet jaune particulièrement défoncée…

 

Texte : Lionel

 

ERRATUM : à vouloir aller vite, on fait des erreurs et paf!

  • Il  apparait que Pininfarina n’est intervenu que sur le Spyder, avec un Y. Le coupé HPE est dessiné en interne par Pietro Castagnero. Que justice lui soit rendue!
  • Selon les sources, je lis que le dessin de la berline serait dû à Mario Boano (célèbre pour être le designer de… mon Karmann Ghia! Bien que là aussi, il y ait polémique…) ou à son fils, Gianpaolo Boano, travaillant alors au sein du Centre de Style FIAT.

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