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ALFA ROMEO SPIDER – DOLCE VITA SAUCE ALFA. Ep3

 

 

ALFA ROMEO SPIDER 13

Quelques années auparavant, plusieurs exemplaires avaient d’ ailleurs été embarqués à bord du Raffaelo, l’ un des plus grands et des plus beaux paquebots italiens de l’ époque, pour la présentation du modèle aux Etats-Unis. La marque profitant même de l’ occasion pour transformer le pont supérieur du navire en piste d’ essai !… Rapidement, des deux côtés de l’ Atlantique, le Spider Alfa Romeo va devenir l’ égérie de la jeune génération. Un succès auquel contribuera notamment le cinéma, avec le Spider conduit par Dustin Hoffman dans le film Le Lauréat. (L’ importateur en profitant pour proposer une série spéciale baptisée du nom original du film, The Graduate). Malgré un réseau encore peu développé, le modèle rencontrera là-bas un succès fort enviable. En dépit du montage obligé d’ une injection Spica afin de répondre à la législation américaine en matière d’ antipollution, cela n’ empêchera pas (en tout cas en Europe) les différentes versions proposées au catalogue de voir leur puissance augmenter: A l’ été 1971, la 1750 est remplacée par la 2000 Véloce, équipée d’ un moteur de 1 962 cc développant 130 chevaux.

A partir du début de l’ année 1972, la 1300 Junior est épaulée par une version 1600 à la finition identique. Cette dernière finira d’ ailleurs par supplanter la première en 1979 (avant de disparaître à son tour en 1981).

ALFA ROMEO SPIDER 14

Les années 80 ne seront guère bénéfiques pour le Spider Alfa, en particulier sur le plan esthétique. Afin de répondre aux réglementations, toujours plus strictes, en matière de sécurité, et aussi, sans doute, dans une volonté de moderniser la ligne du Spider afin que celui-ci puisse rester « dans le vent », la version 2.0 FL, commercialisée au printemps 1983, se voit affublée de pare-chocs noirs hypertrophiés et d’ un inesthétique baquet. Des évolutions peut être (plus ou moins) nécessaires en ces temps assez difficiles mais qui ne font rien pour améliorer l’ esthétique de la voiture et apparaissent même plus qu’ inappropriés. Ce sera toutefois encore pire sur la version Quadrifoglio Verde de 1986, où le Spider recevra, en plus de tout cela, des bas de caisse en plastique noir, un poiler et une jupe arrière disgracieux qui alourdissent encore un peu plus sa ligne. Des ajouts qui, à l’ époque, donnait probablement un air à la fois plus « moderne » et plus « agressif » à la voiture mais qui, aujourd’ hui, apparaissent à la fois comme des retouches ratées et furieusement démodées. Quant à le compare à la pureté des versions Duetto et Coda Tronca des années 60 et 70, le résultat est, en effet, assez affligeant. Le Spider n’ est alors plus que l’ ombre de lui-même.

ALFA ROMEO SPIDER 15

Fort heureusement, en 1990, Pininfarina rectifiera le tir, la quatrième et dernière génération du Spider profitant, à l’ avant comme à l’ arrière, de boucliers redessinés (peints de la couleur de la carrosserie, nouvelle concession nécessaire à la modernité), tout comme le dessin de la proue, enfin débarrassée de ses vilains appendices en plastique noir. Le Spider profite même de quelques concessions qui sont enfin faites à la modernité afin de le rendre un peu plus confortable et cossu, avec, notamment, l’ apparition de la direction assistée et de rétroviseurs électriques réglables de l’ intérieur. Ce Spider Série IV est proposé au choix soit avec une motorisation 1,6 l à carburateurs ou avec un 2 litres à injection électronique, avec ou sans catalyseur. Après 27 ans d’ une carrière bien remplie, le Spider Alfa prendra finalement une retraite bien méritée en 1993, après une production totale d’ environ 124 000 exemplaires (dont 18 456 pour cette quatrième et ultime série). En dehors des ultra-élitistes coupé SZ et roadster RZ, dont la ligne, sera, elle, l’ objet de vives controverses, ainsi que de la récente 8C Competizione, dont la ligne « néo-rétro » se voulait un (très bel) hommage à ses devancières des années soixante, le Spider Série 4 sera la dernière Alfa-Romeo équipé de la propulsion. Le rachat du constructeur d’ Arese par Fiat en 1986 ayant pour effet la conversion, durant la première moitié des années 90, des nouveaux modèles de la marque à la traction avant. Même si celle-ci n’ était pas une nouveauté chez Alfa Romeo (Elle avait été inaugurée par l’ Alfasud, premier modèle populaire de la marque, au début des années 70), elle restait alors encore mal acceptée et rejetée par une grande partie des « Alfistes » (Ainsi que l’ on surnomme communément les amateurs d’ Alfa Romeo).

Texte Alexandre Lagarde

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