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Essai : 124 Abarth, le spider énervé

Suite de mon voyage en Alsace pour essayer la gamme Abarth, et au tour de la 124 !

C’est donc le moment de prendre le volant de la 124, lancé en automne ce coupé fabriqué au Japon par Mazda (il s’agit de la même base que la MX-5), dès son arrivée en Europe à Mirarfiori la belle passe trois jours dans les mains des sorciers Abarth pour se transformer en spider sportif. Un hommage au coupé qui il y a 40 ans permettait à la marque de remporter son premier championnat d’Europe des Rallyes.

Le moteur 1.4 MultiAir développe ici 170 ch, le capot et la malle revêtent le noir mat historique de la marque, l’échappement 4 sortie « Record Monza » assure les vocalises tandis que la position de conduite près du sol et reculé au maximum invite au sport.  Avec son pédalier aluminium, le volant cuir et le levier court le conducteur comprend rapidement à quoi il a à faire. Les équipements de confort sont suffisant avec climatisation, radio mp 3, régulateur de vitesse et prise USB. Ici nous avons essayé la boite manuelle vitesses mais il existe également une boite robotisé.  Il n’en faut pas plus car ce que l’on attend de la 124 Abarth est bien ailleurs et dès les premiers tours de roues un sourire réjoui vient s’afficher sur le visage. Le moteur prend des tours, quasiment 7000 et le comportement est joueur mais pas piégeux. Le bruit rageur de l’échappement accompagne chaque accélération et l’on se surprend à vouloir le déclencher dès que possible, la moindre rue étroite ou le moindre tunnel deviennent un auditorium. Malgré la puissance relativement raisonnable de 170 ch chaque morceau de bitume devient terrain de jeu, l’ADN de la marque et bien là et cette 124 Abarth ne déroge pas à la règle.

Le col de la Charbonnière que je connais absolument par cœur permet d’apprécier les capacités de la voiture, le freinage confié à Brembo est puissant, le conducteur bien calé dans les siège baquet en cuir et le différentiel autobloquant à glissement limité laisse la voiture jouer sans jamais dépasser les bornes. Le moteur chante dans les côtes sans jamais défaillir et la direction chirurgicale permet de placer la voiture au millimètre. Dès le retour sur les premières routes au travers les vignes du vignoble alsacien on apprécie également de rouler à un rythme plus détendu, le cruising ne pose aucun problème et on déroule le roadtrip sur un filet de gaz. La voiture sait donc se montrer tranquille et permet de profiter du paysage magnifique de la région de Barr.

Cette auto est donc un concentré de plaisir, proposée à partir de 37 000 Euros, elle abat de 0 à 100 en moins de 7 secondes grâce à son poids contenu de 1060 kg et donc au fameux moteur 170 ch. La consommation moyenne tourne autour de 10 litres avec le pied lourd mais sinon il faut compter sur 7,5, c’est raisonnable. La vitesse maximum annoncée est de 232 kmh.

Le succès en concession grandissant de la gamme Abarth depuis quelques années révèlent bien l’intérêt du consommateur pour cette marque à la tradition sportive bien ancrée et aux modèles fidèles aux premières créations d’un sorcier de la mécanique nommé Carlo Abarth.

2 thoughts on “Essai : 124 Abarth, le spider énervé

  1. Bonjour !
    j’ai essayé les deux versions : Fiat 124 en boite manuelle et 124 Abarth en boite séquentielle. L’Abarth m’a enchanté, réellement, c’est un véritable jouet. Entre les deux, je n’hésiterai pas une seconde. Plus que la boite séquentielle, dont je ne suis généralement pas un fan, c’est l’échappement Monza et les particularités visuelles de l’Abarth qui m’ont conquis. La puissance de 140cv sur la 124 est largement suffisante, mais je reste sur ma faim au niveau plaisir de conduite ( plaisir sonore et visuel ). Vraiment, c’est une réussite ! Et en attendant l’Alpine…
    Vive l’automobile légère.

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